Cette nouvelle unité conjointe permettra de renforcer le cadre européen de gestion des crises de cybersécurité en se reposant sur la mise en commun des ressources et de l’expertise dont disposent l’Union européenne et ses Etats membres.
Pour atteindre cet objectif, les participants fourniront les ressources opérationnelles permettant une assistance mutuelle au sein de l’unité par le biais d’échanges des meilleures pratiques et des informations sur les menaces en temps réel.
Parmi les participants de l’unité conjointe, on retrouvera les différentes agences de cybersécurité des Etats membres, comme l’Anssi en France ou le BSI en Allemagne, mais aussi le Cert européen, les autorités de police et Europol, les ministères des Armées et des Affaires étrangères.
La Commission européenne prendra en charge le financement de l’unité conjointe qui se matérialisera dans un premier temps par un bureau physique à Bruxelles et une plateforme sécurisée en ligne de partage.
Parmi les missions confiées à l’unité conjointe figureront notamment :
Au regard du calendrier de mise en place de l’unité conjointe, la Commission espère un commencement de la phase opérationnelle au 30 juin 2022, l’agence européenne pour la cybersécurité assurant le secrétariat de l’unité pour cette période, et une mise en place complète de l’unité conjointe au 30 juin 2023.
Au vu des conséquences dramatiques que peuvent avoir les cyberattaques, que ce soit pour les Etats ou pour les entreprises, espérons que les moyens mis en œuvre par la Commission permettront de les limiter.
Dans l’immédiat, en parallèle de la mise en place de mesures techniques et opérationnelles appropriées, il apparaît aujourd’hui indispensable de prendre les dispositions juridiques nécessaires à la prévention des risques d’incident, lesquelles passent notamment par : la mise en place d’une Charte informatique, Charte administrateurs et/ou PSSI et la formation des équipes aux enjeux et à la bonne utilisation des dispositifs résultant de ces différents documents, la rédaction de clauses de confidentialité en bonne et due forme, la mise en place de clauses de gestion de crise dans les contrats, la rédaction d’avenants données personnelles et la formalisation de mesures techniques et organisationnelles appropriées, etc.